Sur un bulletin de paie, les compteurs de jours de congé semblent parfois parler une langue à part : « acquis », « pris », « en cours », « reportés ». Dans les faits, le calcul congé repose sur des règles très structurées, mais l’empilement des exceptions (temps partiel, entrées/sorties, arrêts maladie, conventions collectives) peut brouiller la lecture, autant côté RH que côté managers. Or, en 2026, les organisations attendent une gestion congés à la fois fiable, traçable et compréhensible par les équipes : la conformité ne suffit plus, il faut aussi de la pédagogie. Pourquoi ? Parce qu’un décompte mal expliqué alimente les tensions, tandis qu’une méthode claire fluidifie le dialogue social et sécurise la paie.

Pour illustrer, prenons une entreprise fictive, « Atelier Horizon », 120 collaborateurs, plusieurs cycles de travail (5 jours, 4,5 jours, forfait jours), et une saisonnalité marquée. Quand les demandes affluent avant l’été, les erreurs typiques réapparaissent : confusion entre jours ouvrables et jours ouvrés, absence de prorata pour un mois incomplet, ou encore oubli de comparer les deux méthodes de valorisation de l’indemnité (dixième vs maintien de salaire). L’objectif ici est d’installer une méthode calcul congé robuste, avec des exemples congés concrets et une logique de contrôle simple, pour que le droit aux congés soit respecté sans transformer chaque départ en casse-tête.

  • Droit aux congés : acquisition standard de 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif (équivalent à 25 jours ouvrés/an).
  • 📅 Congé annuel : 5 semaines de repos rémunéré, hors jours fériés, avec des règles de décompte à cadrer (ouvrables vs ouvrés).
  • 🧮 Calcul congé : toujours sécuriser le compteur (acquis/pris/report) puis valoriser avec la méthode la plus favorable (dixième ou maintien).
  • ⚠️ Points sensibles : absences, temps partiel, primes, heures supplémentaires, forfait jours, fin de contrat.
  • 🔎 Bon réflexe : une vérification périodique et une traçabilité (SIRH/logiciel de paie) limitent les litiges et les redressements.

Comprendre le congé annuel et le droit aux congés : cadre, vocabulaire et réflexes RH

Le congé annuel correspond au socle de repos payé accordé à tout salarié, quel que soit le contrat (CDI, CDD, intérim), l’horaire (temps plein ou temps partiel) ou la catégorie. Le point de repère le plus stable reste l’acquisition de 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif, jusqu’à un plafond annuel généralement exprimé en 30 jours ouvrables (ou 25 jours ouvrés selon le mode de décompte retenu). Cette mécanique paraît simple, mais elle suppose de clarifier, dès le départ, les mots utilisés sur les compteurs : « acquis » (droits générés), « pris » (droits consommés), « restant » (solde mobilisable), « en cours d’acquisition » (droits non encore définitivement ouverts selon la période de référence).

Dans une organisation comme « Atelier Horizon », l’erreur la plus coûteuse n’est pas toujours la formule ; c’est souvent l’absence d’un langage commun entre RH, managers et salariés. Une question revient fréquemment : un salarié à temps partiel acquiert-il moins de congés ? La réponse est non sur le nombre de jours : le droit aux congés s’apprécie en jours, pas en volume d’heures. En revanche, la rémunération associée aux congés (indemnité) sera mécaniquement proportionnelle au salaire. C’est un point pédagogique clé : mêmes jours, indemnité différente.

Le second réflexe consiste à fixer un mode de décompte unique et lisible. En jours ouvrables, la semaine « compte » 6 jours (du lundi au samedi, hors repos hebdomadaire et jours fériés non travaillés). En jours ouvrés, la semaine compte 5 jours (jours réellement travaillés). Les deux systèmes aboutissent à une équivalence annuelle, mais ils n’ont pas la même perception : l’ouvré est souvent plus intuitif, l’ouvrable correspond à l’approche légale traditionnelle. Un choix cohérent, documenté et stable évite des incompréhensions lors d’un « pont » ou d’une fermeture collective.

Critère Jours ouvrables 🗓️ Jours ouvrés 🧑‍💼
Droit annuel 30 jours ✅ 25 jours ✅
Acquisition mensuelle 2,5 jours ≈ 2,08 jours
Samedi décompté Oui ⚠️ Non 👍
Lisibilité pour le salarié Moyenne Élevée 🌟

Troisième point, trop souvent négligé : la période de référence. Le schéma légal le plus courant court du 1er juin N-1 au 31 mai N, mais certaines conventions collectives retiennent une autre fenêtre (année civile, par exemple). En pratique, cette date conditionne tout : l’acquisition congés, l’arrondi, la bascule des compteurs, les règles de report et les campagnes de prise. Quand un salarié entre en cours de période, ou sort avant la fin, le calcul se fait au prorata de sa présence. Le terme « prorata temporis » doit être compris comme une règle de justice : droits générés en proportion du temps réellement travaillé.

Enfin, il est utile de rappeler que l’employeur organise les départs, tout en respectant les règles (ordre des départs, délais de prévenance, contraintes conventionnelles). La rigueur sur la durée congé et le planning n’est pas qu’une question de conformité : c’est une question de continuité d’activité. Une politique claire (périodes de forte charge, règles de validation, plafonds de simultanéité) réduit les frictions. Cette clarification prépare naturellement la section suivante : passer du cadre aux chiffres, avec une méthode de calcul reproductible.

Méthode calcul congé : acquisition, prorata temporis et décompte des jours de congé

Une méthode calcul congé fiable commence par un enchaînement logique : (1) déterminer la base d’acquisition, (2) gérer les particularités (mois incomplet, absences), (3) choisir le mode de décompte (ouvrés/ouvrables) et (4) verrouiller les arrondis. Le plus efficace, dans une entreprise multi-profils, est d’écrire une règle interne simple, puis de la décliner en cas pratiques. Chez « Atelier Horizon », la règle mère est la suivante : « tout mois comportant du travail effectif génère des droits, puis on applique le prorata si le mois n’est pas complet, avec arrondi au jour supérieur lorsque le résultat est décimal ». Cette formulation, expliquée en quelques lignes, évite une grande partie des contestations.

Sur l’acquisition congés, la logique standard est mensuelle : 2,5 jours ouvrables par mois, ou environ 2,08 jours ouvrés. Là où l’attention est nécessaire, c’est sur ce que l’on appelle « travail effectif ». Certaines absences sont assimilées à du temps de travail pour les congés (par exemple, selon les cas, maternité, certains événements familiaux, formation), tandis que d’autres réduisent la base. Depuis les évolutions juridiques impulsées par la jurisprudence de 2023 et consolidées par les ajustements législatifs intervenus ensuite, l’acquisition pendant arrêt maladie a été renforcée : la gestion doit être actualisée et documentée. En clair : une veille juridique est un outil de paie autant qu’un outil RH.

Le prorata temporis s’applique lorsqu’un mois n’est pas intégralement travaillé, typiquement en cas d’embauche le 10 du mois, de départ le 20, ou de suspension. Exemple : un salarié arrive le 16 janvier. Il ne « perd » pas le mois ; il acquiert des droits au prorata des jours (ou des heures) de présence retenus par la méthode interne, en cohérence avec le paramétrage paie. L’essentiel est la cohérence : une entreprise doit être capable d’expliquer comment elle passe du calendrier au compteur. La traçabilité prime sur la sophistication.

Le décompte lors de la prise est le second nœud. En ouvrés, un congé du lundi au vendredi consomme 5 jours ; en ouvrables, il peut consommer 6 jours si le samedi est décompté. Cela surprend souvent les salariés, surtout lorsque le samedi n’est pas travaillé. La bonne pratique consiste à afficher un calendrier de décompte standard (ex. « semaine complète = 5 jours ouvrés ou 6 jours ouvrables ») et à prévoir des exemples. Il est également recommandé de préciser le traitement des jours fériés : un jour férié chômé inclus dans une période de congé n’est pas décompté, ce qui change la consommation réelle de jours.

Exemples congés : trois cas concrets pour fiabiliser le calcul des jours

Cas 1 – Temps plein, décompte en jours ouvrés : Salarié à 35h, compteur annuel 25 jours ouvrés. Il pose une semaine complète en août (du lundi au vendredi). Le compteur « pris » augmente de 5. Le solde diminue de 5. La simplicité de ce cas est un argument pour l’ouvré : moins de surprises, plus de lisibilité.

Cas 2 – Embauche en cours de période : Salariée embauchée au 1er février, période de référence au 1er juin/31 mai. Elle travaillera 4 mois sur la période (février à mai). Acquisition théorique en ouvrables : 2,5 x 4 = 10 jours. Si la politique interne arrondit au supérieur, une décimale éventuelle se transforme en jour entier, à condition que cela soit appliqué uniformément.

Cas 3 – Temps partiel à 80 % : Le nombre de jours acquis ne change pas : 25 jours ouvrés annuels si le décompte est en ouvrés. Ce qui change est l’indemnisation, car le salaire de référence est plus faible. Le décompte des jours pris suit les mêmes règles : une semaine de congé consomme 5 jours ouvrés.

Pour compléter, un détour utile consiste à comparer les pratiques à l’international lorsque l’entreprise emploie des profils hybrides (filiales, détachements). Par exemple, une équipe basée à Casablanca et rattachée fonctionnellement à un siège français peut se référer au cadre local pour certains contrats ; un aperçu du code du travail marocain 2026 peut aider à aligner les termes et sécuriser les processus de mobilité. L’enjeu n’est pas de mélanger les régimes, mais de clarifier lequel s’applique à qui, et à quel moment.

Une fois les compteurs justes, reste une question décisive : combien payer pendant le congé (ou en fin de contrat) ? C’est l’objet de la section suivante, centrée sur les deux méthodes obligatoires et les contrôles à effectuer.

Les équipes apprécient souvent une démonstration visuelle. La vidéo suivante permet de mieux comprendre la différence entre décompte et indemnisation, et d’éviter les confusions les plus fréquentes.

Indemnité de congés payés : comparer le dixième et le maintien de salaire sans se tromper

Le compteur de jours de congé dit « combien de jours », mais il ne dit pas « combien d’euros ». Or, c’est précisément là que le contentieux naît : un salarié peut avoir un solde correct et une indemnité mal valorisée, ou l’inverse. La règle centrale est simple : l’employeur calcule l’indemnité selon deux méthodes et retient la plus favorable. Cette obligation est l’un des piliers d’une paie conforme, et elle mérite une procédure écrite, surtout quand la rémunération variable (commissions, primes de performance, heures supplémentaires) pèse significativement.

La règle du dixième consiste à prendre 10 % de la rémunération brute totale perçue pendant la période de référence. Le point d’attention n’est pas le pourcentage, mais l’assiette : il faut y inclure les éléments qui rémunèrent le travail effectif (heures supplémentaires, commissions, primes liées à la production, avantages en nature). L’impact est loin d’être théorique. Chez « Atelier Horizon », un commercial avec variable important peut voir l’indemnité « dixième » dépasser nettement le maintien de salaire, et c’est ce montant qui doit s’appliquer. Une erreur d’assiette (prime oubliée) peut créer un écart de plusieurs centaines d’euros sur l’année.

Le maintien de salaire, lui, vise à neutraliser l’effet « congés » sur la rémunération : le salarié doit percevoir ce qu’il aurait gagné s’il avait travaillé. Le calcul s’appuie sur le salaire du mois précédant la prise, l’horaire habituel, le nombre de jours du mois (ouvrés ou ouvrables selon le système), et la durée de l’absence. Cette méthode devient souvent plus favorable en cas d’augmentation récente : si le salaire a été revalorisé en fin de période, le maintien reflète mieux le niveau actuel.

Exemples chiffrés : appliquer la méthode la plus avantageuse

Exemple 1 – Salaire stable avec variable modérée : salaire brut annuel de référence 32 000 €. Dixième : 3 200 € pour la totalité des congés acquis. Si le maintien pour 25 jours donne 3 050 €, la règle impose de retenir 3 200 €. L’important est la preuve : conserver la simulation des deux méthodes dans le dossier paie.

Exemple 2 – Augmentation récente : salaire passé de 2 400 € à 2 700 € en avril. Pour des congés pris en juillet, le maintien (basé sur la rémunération récente) peut dépasser le dixième, calculé sur une période qui inclut des mois moins payés. Cette situation est fréquente lors d’une promotion ou d’un changement de classification.

Exemple 3 – Forfait jours : le salarié acquiert classiquement 25 jours ouvrés de congés. Le décompte se fait en jours d’absence qui réduisent le forfait annuel (souvent 218 jours). L’indemnité se calcule de la même manière : dixième vs maintien, sur la base du salaire forfaitaire et des éléments variables éventuels.

Trois erreurs reviennent avec une régularité presque mécanique. Premièrement, ne calculer qu’une seule méthode « par habitude ». Deuxièmement, oublier des éléments de rémunération dans l’assiette du dixième (heures supplémentaires, commissions, avantages en nature). Troisièmement, mélanger ouvrés et ouvrables entre le compteur et l’indemnité, ce qui fausse le ratio journalier. Une procédure de double contrôle (paie + RH, ou paie + manager) réduit fortement ce risque.

Cette vigilance doit aussi s’appliquer en fin de contrat, car l’indemnité compensatrice reprend exactement les mêmes règles de calcul. Pour des situations où la rupture est sensible (licenciement, départ négocié), il est utile de maîtriser l’écosystème des indemnités ; une ressource sur l’indemnité de licenciement et l’ancienneté peut aider à distinguer clairement ce qui relève des congés payés et ce qui relève d’autres droits, notamment dans des contextes multi-pays. Le point clé : ces montants se cumulent mais ne se confondent pas.

Pour ancrer la méthode, une ressource vidéo complémentaire permet de visualiser le raisonnement de comparaison entre dixième et maintien, avec des cas concrets de primes et d’heures supplémentaires.

Cas particuliers qui impactent la durée congé, l’acquisition et le report : maladie, maternité, congés exceptionnels

Une politique congés robuste se juge à sa capacité à gérer les exceptions sans improvisation. Dans la vie d’une entreprise, les « cas particuliers » ne sont pas marginaux : arrêts maladie, maternité, événements familiaux, congés sans solde, congés d’examen, et dispositions conventionnelles s’enchaînent parfois sur une même année. Pour les collaborateurs, l’enjeu est la lisibilité ; pour l’employeur, c’est la cohérence et la conformité. La clé consiste à isoler chaque situation et à répondre à trois questions : quel effet sur l’acquisition congés ? quel effet sur le décompte des jours de congé ? quel effet sur le report ou l’indemnisation ?

Maladie pendant les congés : scénario concret. Un salarié tombe malade au milieu d’une semaine de congé et adresse un certificat médical dans les délais internes (souvent 48h). Dans ce cas, le congé maladie peut conduire à requalifier tout ou partie de la période initialement posée en arrêt, et donc à permettre un décalage des jours de repos, selon les règles applicables et la situation. Sur le plan RH, la bonne pratique est d’avoir une procédure simple : justificatif, mise à jour du compteur, et confirmation écrite du nouveau positionnement des jours. Cela évite que le salarié se retrouve « perdant » à cause d’un aléa de santé.

Acquisition pendant arrêt maladie : depuis le revirement jurisprudentiel de septembre 2023 et les adaptations qui ont suivi, l’acquisition de congés durant certains arrêts a été renforcée. En pratique, cela impose de mettre à jour le paramétrage de paie et de s’assurer que le compteur reflète bien les droits générés. Un oubli est difficile à rattraper, car il se voit rarement immédiatement ; il ressort lors d’un départ, d’un contrôle, ou d’une réclamation. D’où l’intérêt d’une vérification trimestrielle des compteurs pour les absences longues.

Congé maternité : il se décompose classiquement en une période prénatale et postnatale (souvent citées à 6 semaines avant et 10 après pour un premier enfant, sous réserve des situations particulières). Il est rémunéré selon le régime applicable, et, sur le plan des congés payés, l’entreprise doit sécuriser la reprise : les congés non pris du fait de la maternité sont reportables. Ici, la rigueur n’est pas qu’un principe : c’est un élément de protection du salarié.

Congés exceptionnels : décès, mariage, naissance, proche aidant, engagement civique… Ces autorisations d’absence sont fréquemment encadrées par la convention collective ou un accord. Leur point commun : elles s’ajoutent au congé annuel et ne doivent pas être « prélevées » par défaut sur le compteur de congés payés. Dans « Atelier Horizon », un contrôle simple a été mis en place : toute absence « événement familial » est codée dans le SIRH avec une catégorie distincte ; si un manager tente de la saisir comme congé payé, le système déclenche une alerte. Ce type de garde-fou réduit les erreurs et protège la relation managériale.

Congé sans solde : il suppose un accord entre les parties. Son impact est double : il peut réduire l’acquisition selon le traitement retenu (temps non assimilé à du travail effectif), et il modifie la rémunération de référence, ce qui peut influencer la comparaison dixième/maintien. Un congé sans solde long peut donc avoir un effet indirect sur l’indemnité de congés payés : c’est une raison supplémentaire pour documenter les décisions et anticiper les conséquences sur les compteurs.

Report des congés : hors cas protégés (maternité/adoption, impossibilité de prise liée à la maladie, et certains cadres conventionnels), le report n’est pas automatique. Une entreprise peut l’autoriser, l’encadrer (plafond, date limite), ou le refuser. Attention toutefois : refuser le report ne signifie pas « effacer » silencieusement. Selon les situations, des mécanismes conventionnels, des obligations de mise en mesure de prendre les congés, ou des indemnisations peuvent s’appliquer. La meilleure prévention consiste à planifier la prise suffisamment tôt, et à relancer les soldes élevés avant la clôture de la période.

Ces cas particuliers conduisent naturellement à une question opérationnelle : comment industrialiser ces règles sans transformer la DRH en bureau de calcul permanent ? C’est le terrain de l’outillage et des processus, abordé dans la section suivante.

Gestion congés en 2026 : processus, automatisation SIRH et contrôles pour sécuriser le calcul congé

La gestion congés ne se résume plus à un tableau Excel et une validation par e-mail. En 2026, entre le télétravail, les équipes multi-sites, les cycles de travail variés et l’exigence de traçabilité, l’entreprise a intérêt à standardiser et automatiser au maximum, tout en conservant une capacité d’arbitrage managérial. L’objectif n’est pas de « déshumaniser » les congés, mais de retirer la friction administrative pour mieux se concentrer sur l’organisation du travail. Un bon système permet à chaque salarié de consulter son solde, de comprendre son droit aux congés et de poser une demande en quelques clics, tout en offrant aux RH la preuve des calculs et des validations.

La première brique est le processus. Chez « Atelier Horizon », il repose sur quatre temps. 1) Ouverture de la campagne : rappel de la période de prise, des règles de priorité, et des contraintes d’équipe. 2) Saisie structurée : chaque absence est codée (congé payé, RTT, événement familial, maladie), ce qui évite les « congés payés par défaut ». 3) Validation en deux niveaux : manager puis RH/paie pour les cas sensibles (solde élevé, absence longue, chevauchement critique). 4) Audit mensuel : contrôle d’un échantillon (par exemple 10 dossiers) pour détecter les anomalies de décompte et d’indemnité. Cette routine courte prévient les gros rattrapages.

Toolbox : simulateur de calcul congé et indemnité

Calculateur de congé annuel (acquis + indemnités)

Estime les jours de congé acquis et compare automatiquement l’indemnité selon la règle du dixième et le maintien de salaire afin d’indiquer la méthode la plus favorable au salarié.

Important : cet outil est une aide au calcul. Les règles peuvent varier selon la convention collective, les accords d’entreprise, les absences assimilées à du temps de travail, etc. Vérifiez vos règles internes avant usage.

Les jours acquis sont calculés au prorata : 2,5 j/mois (ouvrables) ou 2,0833 j/mois (ouvrés).

Ex. 12 si présence complète, 7,5 si arrivée en cours de période.

Sert à la règle du dixième : indemnité = 10 % de cette rémunération.

Sert au maintien de salaire : (salaire mensuel / jours du mois) × jours pris.

Ex. 5, 10, 12… (selon votre décompte).

Souvent 30 (ou jours calendaires du mois concerné).

Arrondi des jours acquis : au jour supérieur.

1) Jours de congé acquis

jours

2) Indemnité (règle du dixième)

Calcul : 10 % de la rémunération brute de référence.

3) Indemnité (maintien de salaire)

4) Méthode la plus favorable

Voir les formules utilisées

Jours acquis (au prorata des mois de présence, arrondi au jour supérieur) :
• en ouvrables : 2,5 × mois de présence
• en ouvrés : (25/12) × mois de présence (≈ 2,0833 × mois)

Indemnité “dixième” : 10 % × rémunération brute de référence.

Indemnité “maintien” : (salaire mensuel brut / nombre de jours du mois) × jours de congé pris.

Remarque : en pratique, certaines entreprises utilisent des règles de calcul plus fines (moyenne journalière, jours ouvrés/ouvrables, périodes de paie, primes, etc.). Adaptez si besoin.

Données externes : aucune (calcul 100 % local). Aucune API n’est appelée.

La deuxième brique est l’outillage : SIRH, logiciel de paie et connecteurs. Un outil moderne calcule automatiquement l’acquisition, applique le prorata, gère l’arrondi, et surtout compare les deux méthodes d’indemnisation. Le gain n’est pas seulement du temps ; c’est de la sécurité. Un contrôle URSSAF ou un contentieux prud’homal se joue sur la capacité à démontrer le calcul, pas seulement à afficher un résultat. La traçabilité (qui a validé, quand, sur quelle base) devient un actif.

La troisième brique, souvent sous-estimée, est la pédagogie managériale. Un manager n’a pas besoin d’être juriste, mais il doit savoir repérer les situations à risque : un salarié qui a beaucoup d’heures supplémentaires (impact sur le dixième), un retour de maternité (report), un arrêt long (acquisition spécifique), ou une démission annoncée (indemnité compensatrice). Une formation courte de 45 minutes, avec exemples congés et exercices, suffit généralement à réduire nettement les erreurs.

  • 🧾 Mettre à disposition une « fiche réflexe » : ouvrés vs ouvrables, fériés, arrondis, report.
  • 🔁 Programmer une revue mensuelle des compteurs à solde élevé (prévention des pertes et tensions).
  • 💼 Documenter la comparaison dixième vs maintien pour les profils à rémunération variable.
  • 🧠 Former les managers sur 5 cas types (temps partiel, arrivée en cours d’année, maladie, maternité, fin de contrat).
  • 🔐 Conserver les justificatifs et validations : la traçabilité protège l’entreprise et le salarié.

Enfin, la question de l’optimisation du calendrier se pose chaque année : ponts, viaducs, périodes de fermeture. Les salariés cherchent naturellement à maximiser leurs pauses en posant 3 ou 4 jours pour obtenir une semaine entière, notamment autour d’un jour férié un jeudi ou un mardi. Cela ne doit pas être « combattu » ; cela doit être anticipé. Une règle de capacité (par équipe, par semaine) et une fenêtre de dépôt (ex. priorité aux demandes déposées avant telle date) évitent les refus tardifs et les ressentiments.

Avec un processus clair, des outils adaptés et des contrôles proportionnés, le calcul congé cesse d’être un sujet anxiogène et devient un mécanisme prévisible. La dernière étape consiste à verrouiller les questions qui reviennent le plus, sous forme de réponses opérationnelles.

Un salarié à temps partiel acquiert-il moins de jours de congé annuel ?

Non. Le droit aux congés est identique en nombre de jours : l’acquisition congés suit la même règle (équivalent 25 jours ouvrés ou 30 jours ouvrables par an). La différence se situe sur l’indemnisation, qui dépend du salaire de référence.

Faut-il toujours comparer la règle du dixième et le maintien de salaire ?

Oui. L’employeur doit calculer les deux méthodes et retenir la plus favorable au salarié. Ne faire qu’un seul calcul est une erreur fréquente qui peut entraîner des rappels de salaire et des litiges.

Que devient le solde de jours de congé non pris en fin de contrat ?

Les jours non pris doivent être payés via une indemnité compensatrice de congés payés, versée avec le dernier salaire. Le calcul reprend les mêmes principes : comparaison dixième vs maintien, puis application du montant le plus avantageux.

Les heures supplémentaires et commissions entrent-elles dans l’assiette du dixième ?

Oui, dès lors qu’elles rémunèrent le travail effectif. Les heures supplémentaires (majorations incluses), commissions et certaines primes liées à la performance sont à intégrer dans la rémunération brute de référence pour appliquer correctement la règle du 1/10e.

Peut-on reporter automatiquement des jours de congé non pris ?

Le report dépend du cadre interne (accord, usage) et n’est pas systématique. En revanche, certains cas imposent un report, notamment lorsque les congés n’ont pas pu être pris en raison d’une maladie ou à l’issue d’un congé maternité/adoption. Une politique écrite clarifie la règle pour tous les collaborateurs.