Tunisie : 275 professionnels formés aux métiers durables de l’électricité et de l’électronique grâce à THAMM Plus

Un chiffre retient l’attention : 275 professionnels tunisiens de l’électricité et de l’électronique ont démarré un parcours de montée en compétences pensé pour les métiers durables. Ce n’est pas une formation « vitrine ». C’est un dispositif construit pour répondre à une réalité simple : le marché de l’énergie change vite, et les entreprises recrutent des profils capables de livrer des résultats concrets, sur le terrain, avec des règles de qualité et de sécurité plus strictes qu’avant ⚡.

Le programme s’inscrit dans THAMM Plus, financé par l’Allemagne et l’Union européenne. L’idée est pragmatique : aider des techniciens et des profils déjà formés à franchir un cap, en se spécialisant sur des blocs de compétences directement utiles à l’emploi. Cette logique « compétences d’abord » évite le décalage souvent reproché aux cursus trop théoriques.

Pour rendre le sujet vivant, imaginons une trajectoire typique : Yassine, technicien en maintenance électrique dans une petite société de services à Sousse. Son quotidien, ce sont des armoires, des dépannages, des installations en bâtiments tertiaires. Il sait travailler, mais il sent que les appels d’offres parlent de plus en plus de performance énergétique, de mesure, de reporting, de conformité environnementale. Il se demande : « Comment prouver ce que vaut une rénovation si personne ne sait calculer les gains ? » C’est exactement ce type de question qui rend ces formations utiles.

La logique de THAMM Plus est aussi de préparer les participants à des opportunités en Tunisie comme à des opportunités en Allemagne. Il ne s’agit pas de promettre un départ automatique, mais d’aligner les compétences sur des standards attendus dans des marchés plus exigeants. Quand une entreprise allemande recrute un technicien photovoltaïque, elle attend une méthode de diagnostic, une culture de la traçabilité, et une capacité à documenter une installation. Sans ces habitudes, même un bon profil peut se faire écarter.

Dans le contexte de 2026, la dynamique est claire : le solaire s’installe à grande vitesse, la facture énergétique reste un sujet sensible, et les bâtiments deviennent un chantier majeur. Ceux qui savent optimiser, mesurer et justifier une amélioration gagnent en crédibilité. Les formations liées à l’efficacité énergétique, à l’empreinte carbone et au photovoltaïque répondent à ce besoin immédiat. Insight final : quand un marché change ses règles, la valeur se déplace vers ceux qui savent prouver la performance, pas seulement « faire fonctionner ».

Compétences clés : solaire photovoltaïque, efficacité énergétique et calcul de l’empreinte carbone

Le contenu annoncé met l’accent sur trois piliers. D’abord, l’énergie solaire photovoltaïque. Ce domaine n’est plus réservé à quelques installateurs spécialisés : il touche les entreprises de maintenance, les bureaux d’études, les intégrateurs, et même les sociétés de facility management. Le besoin n’est pas uniquement de poser des panneaux. Il faut savoir dimensionner, raccorder, contrôler, diagnostiquer une baisse de production, et sécuriser l’installation.

Un exemple simple : deux sites identiques, mêmes panneaux, mêmes onduleurs. L’un produit 10 à 15% de moins. Sans méthode, on incrimine la météo et on passe à autre chose. Avec une approche plus professionnelle, on vérifie l’ombrage, l’encrassement, les chaînes, la tension, les courbes de production, et l’historique. On identifie parfois un connecteur fatigué ou une chaîne partiellement hors service. Résultat : une action ciblée, un gain mesuré, un client satisfait. Ce sont des petits gestes qui font la réputation d’un technicien.

Deuxième pilier : l’efficacité énergétique dans la construction et les services. Là, la formation peut faire la différence entre « installer un équipement » et « améliorer un système ». Une climatisation neuve ne garantit pas une baisse de consommation si la régulation est mal paramétrée, si les fuites d’air sont ignorées, ou si les horaires ne sont pas adaptés. Les entreprises veulent des profils capables de lire une consommation, d’identifier les postes, de prioriser des actions. C’est concret, c’est mesurable, et ça parle tout de suite aux décideurs 💡.

Troisième pilier : le calcul de l’empreinte carbone. Le sujet peut sembler abstrait, mais il devient un langage de plus en plus courant dans les achats, les appels d’offres, et les relations avec les partenaires. Quand une entreprise de services propose un contrat de maintenance « plus propre », il faut être capable d’expliquer comment la réduction est calculée : déplacement, énergie, équipements remplacés, durée de vie. Là encore, ce n’est pas une affaire de discours, c’est une affaire de chiffres et d’hypothèses transparentes.

Les trois piliers de THAMM Plus
DomaineCompétences viséesImpact terrain
Solaire photovoltaïqueDimensionner, raccorder, diagnostiquer une baisse de productionIdentifier un connecteur fatigué et gagner 10 à 15 % de rendement
Efficacité énergétiqueLire les consommations, repérer les fuites d'air, régler la régulationRéduire la facture sans changer tout l'équipement
Empreinte carboneCalculer et documenter les gains environnementauxRépondre aux appels d'offres exigeants

Une liste de savoir-faire attendus sur le terrain

Les compétences visées se traduisent en gestes et en réflexes. Sans tomber dans la checklist vide, voici des exemples concrets qui reviennent dans les missions des métiers durables :

  • 🔧 Diagnostiquer une installation photovoltaïque avec une logique de mesure (courbes, tests, historique de production).
  • 📏 Dimensionner des éléments simples (sections de câble, protections, contraintes de sécurité) selon des règles claires.
  • 🏢 Proposer des actions d’efficacité énergétique en bâtiment (réglages, régulation, plan d’actions priorisé).
  • 🌍 Réaliser un calcul d’empreinte carbone avec des hypothèses expliquées et une traçabilité des données.
  • 🧰 Appliquer les bonnes pratiques de sécurité et de qualité documentaire (PV, check de conformité, photos, reporting).

Ce qui frappe, c’est la cohérence de l’ensemble : chaque brique renforce l’autre. Un technicien capable de mesurer une performance énergétique comprend mieux l’intérêt d’un bon paramétrage, et il sait le démontrer. Insight final : la compétence qui fait la différence n’est pas « savoir faire », c’est « savoir faire et savoir prouver ».

Pour prolonger ces sujets, une recherche vidéo utile porte sur les diagnostics PV et les démarches de performance énergétique en bâtiment.

Les métiers de l'électronique

THAMM Plus : un partenariat Allemagne–Union européenne orienté emploi et mobilité professionnelle

THAMM Plus n’est pas un programme isolé. Il prolonge THAMM, une initiative régionale conçue pour mieux organiser la mobilité de la main-d’œuvre et répondre aux besoins de compétences entre pays d’Afrique du Nord et pays européens. L’approche se veut plus responsable que des départs improvisés : des parcours légaux, sécurisés et équitables, avec une préparation sérieuse.

Le communiqué relayé côté allemand insiste sur un objectif clair : aider les participants à suivre les transformations du marché du travail. Dans les faits, cela veut dire éviter que des techniciens soient formés à des outils déjà dépassés, ou à des pratiques qui ne passent plus les filtres de conformité. Les entreprises européennes, et de plus en plus tunisiennes, attendent des preuves : procédures, contrôles, rapports, et capacité à travailler avec différents interlocuteurs. Une bonne formation technique, sans ces habitudes, laisse un goût d’inachevé.

Le programme est mis en œuvre à l’initiative de l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ) avec plusieurs partenaires côté tunisien. Ce type d’architecture dit quelque chose : les sujets « emploi + compétences + transition verte » ne se règlent pas entre deux réunions. Il faut un écosystème. On retrouve le ministère de l’emploi et de la formation professionnelle, l’Agence tunisienne de formation professionnelle, l’Agence nationale de l’emploi et du travail indépendant, et la fédération tunisienne de l’électricité et de l’électronique. La coopération suisse est aussi citée via son organisation technique. Ce n’est pas décoratif : chaque acteur apporte une pièce, de la sélection des profils à l’orientation et au lien avec les entreprises.

Ce que la “mobilité organisée” change concrètement

Le terme peut sembler administratif, mais il a un impact humain direct. Pour un candidat comme Yassine, cela peut vouloir dire : des informations claires sur les attentes, un parcours qui respecte les règles, et une meilleure lisibilité des étapes. Pour une entreprise, cela signifie moins d’incertitude sur le niveau réel des personnes recrutées. Les malentendus coûtent cher : un recrutement raté, c’est du temps, de l’argent, et parfois un chantier en retard.

THAMM Plus vise aussi plusieurs destinations européennes, dont l’Allemagne, mais aussi l’Italie et la France, et concerne des pays comme la Tunisie, le Maroc et l’Égypte. Cette dimension régionale est intéressante : elle pousse à harmoniser des pratiques, à comparer des référentiels, et à mieux anticiper les besoins. Insight final : quand la mobilité est organisée, elle cesse d’être un pari individuel et devient un projet professionnel encadré.

Pour mieux comprendre l’esprit de ces dispositifs, une recherche vidéo sur THAMM Plus et la formation aux métiers verts donne un bon aperçu.

Mon histoire de formation | Idrissa, électricien

Du centre de formation au chantier : comment les entreprises tunisiennes et allemandes recrutent ces profils durables

Une formation réussie se juge à un moment précis : quand le candidat passe un entretien, ou quand il arrive sur un site et qu’on lui confie une responsabilité. Les métiers durables de l’électricité et de l’électronique ont une particularité : ils sont très concrets, mais la moindre erreur peut coûter cher. Un mauvais raccordement, une protection mal choisie, une mesure mal interprétée, et c’est la sécurité qui est en jeu. Les employeurs cherchent donc un mélange de rigueur et d’autonomie.

En Tunisie, beaucoup d’entreprises de services se battent sur les délais. Elles aiment les profils capables d’intervenir vite, sans dégrader la qualité. THAMM Plus peut aider à créer ce profil « complet » : celui qui sait agir, mais aussi documenter. C’est souvent ce second point qui manque. Sur un chantier de rénovation énergétique, le client veut un avant/après, des chiffres, une preuve. Sans trace, la valeur du travail se perd. Un technicien qui remet un rapport clair avec photos, mesures et recommandations marque des points immédiatement ✅.

En Allemagne, l’exigence porte aussi sur la méthode et le respect des procédures. Il ne suffit pas d’être débrouillard. Il faut s’intégrer dans un système de qualité. Beaucoup de recruteurs évaluent la capacité à suivre un process, à signaler un risque, à utiliser correctement des outils de mesure, et à communiquer avec un chef d’équipe. Ces comportements se travaillent. Une formation courte mais bien conçue peut installer ces réflexes.

Tableau : exemples de besoins de recrutement et compétences associées

🎯 Besoin côté entreprise 🧠 Compétence attendue 📍 Exemple de situation
Maintenance photovoltaïque 🔆 Diagnostic, contrôle, sécurité électrique Production en baisse sur un toit industriel, recherche de défaut par chaîne
Performance énergétique 🏢 Lecture de consommation, plan d’actions, réglages Bâtiment tertiaire : optimiser les horaires CVC et la régulation
Reporting carbone 🌍 Calcul, traçabilité, communication des hypothèses Client exige un indicateur CO₂ pour un contrat de services
Qualité et conformité Procédures, PV de contrôle, documentation Réception d’installation avec check de conformité et dossier technique

Un point mérite un avis franc : les entreprises qui se contentent d’acheter du matériel « plus vert » sans investir dans les compétences finissent par payer deux fois. Elles remplacent, elles réparent, elles subissent des pannes, puis elles recommencent. À l’inverse, celles qui forment et recrutent mieux stabilisent leurs équipes, gagnent en productivité, et limitent les litiges. Insight final : dans les métiers de l’énergie, la compétence réduit les coûts cachés plus sûrement que n’importe quel discours.

Impact RH : sécuriser les parcours, renforcer l’employabilité et éviter la fuite des compétences

Vu avec une grille RH, former 275 professionnels sur des compétences durables pose une question : est-ce que cela nourrit l’économie locale, ou est-ce que cela accélère les départs ? La réponse est plus nuancée. La mobilité organisée peut créer des départs, oui, mais elle peut aussi relever le niveau global et tirer les salaires vers le haut. Le vrai risque n’est pas la mobilité en elle-même. Le risque, c’est l’absence de perspectives et de reconnaissance.

Quand un technicien comme Yassine obtient une spécialisation en photovoltaïque et en efficacité énergétique, il devient plus employable. C’est une bonne nouvelle. Cela pousse aussi son employeur à mieux structurer le poste : missions claires, évolution, primes liées à la performance, et respect des temps de repos. Sinon, il partira, vers une entreprise locale mieux organisée ou vers l’étranger. Cette réalité peut déplaire, mais elle a un mérite : elle force les employeurs à se moderniser.

Un autre bénéfice est la création d’un langage commun entre écoles, centres de formation et entreprises. Trop souvent, un recruteur dit « je cherche un technicien solaire » et reçoit des candidatures qui n’ont jamais réalisé un diagnostic complet, ni produit un reporting. Les formations courtes de spécialisation, quand elles sont co-construites avec le secteur privé, réduisent ce malentendu. Cela économise du temps de recrutement et améliore l’intégration.

Cas concret : une PME de services qui change de modèle

Imaginons une PME tunisienne, ElectroKairouan Services, qui faisait surtout du dépannage. Elle décide de proposer des contrats de performance : maintenance + suivi conso + recommandations. Pour tenir cette promesse, elle a besoin de techniciens capables de mesurer et d’expliquer. Elle recrute deux profils issus du parcours THAMM Plus. En six mois, elle standardise ses rapports, crée un tableau de bord simple, et gagne deux clients industriels qui voulaient des résultats chiffrés. Le changement n’est pas magique : il vient d’une méthode et d’un niveau de compétence plus élevé.

Ce type de montée en gamme a aussi un effet culturel : le technicien n’est plus vu comme « celui qui répare ». Il devient un professionnel qui améliore un système. Ce repositionnement aide à fidéliser. Le respect vient aussi de là, pas seulement du salaire.

Enfin, il faut parler de justice et d’équité, car THAMM Plus met ce terme en avant. Dans la pratique, cela signifie : règles claires, sélection transparente, information sur les droits, et parcours encadré. C’est ce cadre qui évite les dérives et protège les personnes. Insight final : une formation utile ne change pas seulement un CV, elle change le rapport de force entre compétence, employeur et marché.

Le vrai du faux, sans filtre

Est-ce que ces formations sont réservées aux techniciens déjà expérimentés ?

Pas seulement. Le programme vise des profils qui ont déjà une base en électricité ou électronique, mais la logique est de se spécialiser sur des compétences précises. Un débutant avec un bon socle technique peut aussi candidater selon les blocs visés.

Ça vaut le coup de se former au photovoltaïque à l'heure actuelle ?

Clairement, la demande explose côté solaire, notamment pour les entreprises de maintenance et les bureaux d'études. Savoir poser des panneaux ne suffit plus, il faut savoir diagnostiquer et optimiser une installation.

Faut-il partir en Allemagne pour profiter de cette formation ?

Non, l'idée n'est pas de pousser à l'expatriation. L'objectif est d'aligner les compétences sur des standards internationaux, ce qui sert aussi sur le marché tunisien.

Comment se passent les cours : est-ce que c'est très théorique ?

Le programme met l'accent sur des blocs de compétences directement utiles à l'emploi, avec des exemples concrets comme le diagnostic d'une perte de production. On n'apprend pas pour apprendre, mais pour être opérationnel rapidement.

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