RADEEMA et dispositif préventif innovant : protéger la continuité des services d’eau et d’électricité à Marrakech
Quand une régie comme RADEEMA parle de continuité, ce n’est pas un slogan. À Marrakech, l’eau potable, l’électricité et l’assainissement structurent la vie quotidienne, le tourisme, l’activité des souks, les chantiers, les hôpitaux. Une coupure prolongée ne se limite jamais à un désagrément : elle touche la sécurité, l’économie locale et la confiance. C’est dans cette logique qu’un dispositif préventif a été conçu et déployé pour tenir un cap simple : garantir le service, tout en réduisant l’exposition des usagers et des équipes lors de périodes de risque sanitaire. 🛡️
Le principe est concret : réduire les déplacements qui ne sont pas indispensables et éviter les interactions physiques qui peuvent attendre. Lors de la mise en place initiale des mesures nationales de protection liées à la pandémie de Covid-19, la régie a activé ce dispositif à partir du 23 mars (date de référence d’un basculement opérationnel). Même si le contexte de 2026 n’est plus celui de l’urgence permanente, cette séquence a laissé un héritage : des réflexes et une boîte à outils opérationnelle, prête à être réactivée dès qu’un risque collectif l’exige.
Ce qui frappe dans cette approche, c’est la façon dont la prévention se traduit en décisions quotidiennes. Certaines activités réalisées au domicile ont été mises en pause durant la période d’état d’urgence sanitaire : relevé d’index des compteurs, distribution physique des factures, encaissement à domicile. Ce choix peut paraître abrupt, mais il répondait à une équation de terrain : limiter les points de contact, tout en préservant la continuité des réseaux. Une régie peut différer un relevé, pas la distribution de l’eau. C’est une hiérarchie assumée.
Dans un récit de terrain, la famille El Amrani, dans le quartier de Massira, illustre bien l’intérêt de cette logique. En période de restrictions, leur inquiétude portait sur deux choses : pouvoir payer sans se déplacer et être dépannés vite en cas de panne. Le dispositif préventif répond à ces deux attentes : moins de présence en agence, plus de canaux à distance, et des équipes d’intervention concentrées sur l’essentiel. Résultat : l’organisation limite les files d’attente, réduit les risques de promiscuité et conserve une capacité d’action sur les incidents prioritaires.
Ce point est souvent sous-estimé : la prévention ne sert pas seulement à éviter une contamination. Elle sert à éviter la saturation. Si trop de techniciens tombent indisponibles au même moment, le service s’effondre. Si les agences débordent, l’anxiété monte, les tensions aussi. Le dispositif agit comme un amortisseur social, presque comme une clause de stabilité. Et dans une ville aussi vivante que Marrakech, c’est une approche qui mérite d’être reconnue.
La suite logique, c’est la question suivante : comment maintenir une qualité de service quand on réduit volontairement certaines opérations ? La réponse mène directement au second pilier du dispositif : l’organisation des interventions et la priorisation des travaux.
Continuité de service RADEEMA : maintenance essentielle, équipes permanentes et gestion des urgences réseau
Assurer la continuité de l’eau et de l’électricité ne consiste pas à “tout faire”, mais à faire ce qui compte au bon moment. Le dispositif préventif a posé une règle claire durant les périodes de risque : les interventions planifiées sont réduites aux travaux de maintenance strictement essentiels et urgents. Le reste peut être reprogrammé. Cette doctrine opérationnelle protège la sécurité des équipes, tout en concentrant les ressources sur les incidents qui menacent directement l’alimentation des habitants.
Concrètement, cela signifie qu’un entretien non critique, prévu de longue date, peut être reporté, tandis qu’une rupture de canalisation ou une panne sur un poste sensible déclenche une mobilisation immédiate. La régie s’appuie sur des équipes d’intervention permanentes chargées de veiller à la continuité de l’alimentation en eau potable et en électricité, avec une exigence explicite : maintenir les meilleures conditions possibles de qualité de service. ⚡💧
Un exemple simple aide à comprendre. Dans un immeuble proche de Guéliz, une baisse de tension répétée peut signaler un problème local, mais pas forcément une urgence absolue si les équipements essentiels fonctionnent. À l’inverse, une panne affectant une zone comprenant une clinique, une station de pompage ou un carrefour de distribution devient prioritaire. Cette logique de tri est parfois mal comprise par le public, mais elle correspond à une responsabilité : préserver les services vitaux, d’abord.
| Activité | Avant | Pendant |
|---|---|---|
| Relève des compteurs | Sur place | Suspendue |
| Distribution des factures | À domicile | Par courrier ou en ligne |
| Encaissement | À domicile ou en agence | À distance prioritaire |
| Interventions urgentes | Immédiates | Immédiates et prioritaires |
| Travaux planifiés | Programmés | Reportés sauf essentiels |
La priorisation : un choix assumé, pas une improvisation
La priorisation n’a rien d’un bricolage. Elle repose sur des critères : impact sur la sécurité, volume d’usagers touchés, risque d’aggravation si l’on attend, dépendances avec d’autres réseaux. Quand l’assainissement est concerné, une montée de charge sur un point sensible peut vite entraîner des débordements. Là, l’intervention rapide évite des dégâts matériels et des problèmes sanitaires. 🧰
Pour rendre ces arbitrages lisibles, voici une grille de lecture synthétique. Elle n’a pas vocation à décrire tout le détail interne, mais elle aide à comprendre la logique de gestion en période de dispositif préventif.
| Type de situation | Réponse RADEEMA | Objectif | Signal visuel |
|---|---|---|---|
| Rupture de canalisation majeure | Intervention immédiate + sécurisation du périmètre | Limiter la perte d’eau et protéger les riverains | 🚨 |
| Panne électrique impactant une zone critique | Équipe permanente mobilisée + rétablissement prioritaire | Continuité des activités essentielles | ⚡ |
| Maintenance programmée non urgente | Report et replanification | Réduire les déplacements et l’exposition | 🗓️ |
| Réclamation client sans risque immédiat | Traitement à distance via canaux digitaux | Limiter l’affluence en agence | 📞 |
Ce type d’organisation a un effet positif direct : il stabilise la performance dans une période où tout le reste bouge. La régie évite la dispersion, maintient des circuits décisionnels courts, et garde une capacité de réponse. On retrouve là une logique proche de la gestion de crise en entreprise : moins de réunions, plus de décisions actionnables.
Ce pilotage n’est pas complet sans un autre volet, souvent plus visible du grand public : les mesures barrières et l’encadrement de l’accueil en agence. C’est la transition naturelle vers la manière dont la régie a protégé les usagers et ses collaborateurs sur le terrain.
Mesures barrières RADEEMA en agence : accueil limité, hygiène renforcée et protection des clients et collaborateurs
Les infrastructures ne suffisent pas : un service public repose aussi sur des points d’accueil, des guichets, des agences. Pendant les périodes de risque sanitaire, ces lieux peuvent devenir des zones de promiscuité. Le dispositif préventif a donc prévu des règles simples, appliquées au niveau des agences et des points d’encaissement, avec une idée fixe : protéger les clients et les équipes sans couper le lien de service.
Une mesure a marqué les esprits : l’accès simultané a été limité à cinq visiteurs au maximum. Ce choix paraît strict, mais il change tout dans la dynamique d’un espace d’accueil. Une salle d’attente calme permet de mieux gérer les échanges, d’éviter les tensions et de réduire les risques liés à la proximité. Dans la pratique, cette limite fonctionne seulement si elle est accompagnée d’une organisation fluide : orientation claire, files réparties, priorisation de certains cas, et surtout bascule vers des solutions à distance quand cela suffit.
Un accueil qui gagne en qualité quand il perd en densité
Il est tentant de croire que limiter l’accès rend le service moins “disponible”. Le terrain raconte souvent l’inverse. Quand l’affluence baisse, chaque agent peut traiter plus proprement les dossiers présents. Les échanges deviennent plus courts, plus précis. Et l’usager repart avec une réponse, au lieu de passer une demi-journée pour une formalité simple. Ce n’est pas une magie : c’est un effet mécanique de la réduction de charge.
Il existe aussi une dimension de santé au travail. Protéger les collaborateurs, c’est protéger la continuité. Une équipe d’accueil touchée massivement, c’est une agence fermée, des retards, et au final une perte de confiance. Dans une ville où l’activité dépend de la qualité des services, cette protection est un investissement, pas une contrainte administrative. 👥
Exemple de parcours client : moins de déplacements, moins de friction
Prenons le cas de Samira, gérante d’un petit riad. Elle a besoin d’une attestation et d’une clarification de facture. Avant, elle aurait pu venir en agence “pour être sûre”. Avec le dispositif préventif, le réflexe change : premier contact à distance, envoi des pièces via un portail, puis passage en agence seulement si une vérification physique s’impose. Ce parcours réduit les déplacements, tout en gardant une solution de secours.
Pour rendre ces comportements simples à adopter, les messages doivent être clairs. Une liste courte, lisible, vaut mieux qu’une affiche trop dense. Voici des actions typiques encouragées dans ce cadre, avec un bénéfice direct pour chacun.
- 📲 Utiliser l’agence en ligne pour les démarches courantes afin d’éviter un trajet inutile.
- ☎️ Contacter le Centre Relation Client pour signaler un incident ou suivre une demande.
- 🏧 Payer via guichet automatique quand c’est disponible, plutôt que d’attendre à un comptoir.
- 🧼 Respecter les règles d’hygiène en agence pour garder un espace sûr pour tous.
Ce volet “agences” n’est qu’une partie de l’équation. L’élément qui donne de l’épaisseur au dispositif, c’est la capacité à traiter la majorité des demandes à distance, avec des outils simples et ouverts 24h/24. C’est le thème suivant : la digitalisation, non pas comme effet de mode, mais comme solution de continuité.
Digitalisation RADEEMA : centre relation client, portail en ligne et application mobile pour un service 24h/24
Un dispositif préventif tient sur deux jambes : ce qui se passe sur le réseau, et ce qui se passe dans la relation client. Quand les déplacements doivent être réduits, la digitalisation devient une réponse concrète. La régie a renforcé un dispositif à distance pour prendre en charge les demandes d’intervention et les réclamations, avec des canaux accessibles 24h/24 et 7j/7. C’est un changement culturel : l’agence physique n’est plus le passage obligé pour être entendu. 📡
Trois portes d’entrée structurent ce service : le Centre Relation Client joignable au 080 2000 123 ou au 05 24 42 43 00, le portail web www.radeema.ma, et l’application RADEEMA Mobile sur Android. Ce triptyque répond à des usages différents : téléphone pour l’urgence ou l’accompagnement, web pour les démarches complètes, mobile pour la rapidité.
Du canal au résultat : ce qui compte vraiment pour l’usager
La question n’est pas “digitale ou pas digitale”. La question est : est-ce que le problème est résolu ? Sur ce point, l’expérience montre qu’un bon centre d’appels, avec une capacité de qualification, évite beaucoup de déplacements. Un signalement de coupure, une odeur inhabituelle, une fuite visible : un échange structuré permet de déclencher la bonne action. À l’inverse, un portail bien fait permet de déposer une réclamation avec des pièces jointes, un historique, un suivi. C’est plus fiable que des allers-retours au guichet.
Pour illustrer, un artisan électricien intervenant à Sidi Youssef Ben Ali peut signaler une microcoupure récurrente qui perturbe un atelier. Le centre relation client collecte les détails : heure, fréquence, zone, équipements touchés. L’équipe technique peut ensuite recouper avec les données réseau. Ce simple échange évite dix visites inutiles et accélère le diagnostic.
Paiement sans friction : e-banking, m-banking et réseaux partenaires
Le paiement est un point sensible en période de restrictions. La régie a donc encouragé l’usage de solutions bancaires : e-banking, m-banking, et utilisation des portails, applications mobiles et guichets automatiques des banques partenaires. Pour les ménages, le bénéfice est direct : pas de file, pas d’horaire contraint. Pour la régie, c’est une meilleure fluidité d’encaissement et moins de pression sur les points physiques.
La digitalisation ne doit pas exclure. Un service public doit rester accessible aux personnes peu à l’aise avec le numérique. C’est là que le téléphone et l’accompagnement en agence, sous conditions d’accueil maîtrisées, jouent un rôle d’équilibre. Un bon dispositif combine les options au lieu d’imposer un seul chemin.
Un autre aspect, moins visible mais décisif, concerne la confiance : données clients, traçabilité, et règles internes. Une organisation qui passe au numérique doit sécuriser ce qu’elle manipule, et prouver qu’elle le fait sérieusement. Le dernier volet se concentre sur ce socle : gouvernance, investissements et cadre de gestion.
Gouvernance et investissements RADEEMA : prévention, conformité et modernisation pour sécuriser la continuité
La prévention ne repose pas uniquement sur des consignes d’accueil ou des outils numériques. Il y a un socle de gouvernance : procédures, conformité, investissements, et une culture interne tournée vers la fiabilité. Sur ce terrain, la régie a communiqué au fil des années sur le renforcement de son système de management, avec des jalons structurants comme l’obtention d’une certification ISO 37001 liée à la lutte contre la corruption. Ce type de certification n’est pas une décoration. Il impose des règles, des contrôles, une traçabilité. Et dans un service public, la traçabilité protège autant l’usager que l’organisation. ✅
Ce socle de gouvernance se voit aussi dans les trajectoires d’investissement. Sur la période 2018-2023, une enveloppe de 1,875 milliard de dirhams a été mobilisée pour renforcer les infrastructures d’eau, d’électricité et d’assainissement à Marrakech. Et des annonces ont évoqué des investissements prévisionnels de plus de 2,8 milliards de dirhams destinés à la modernisation. Ces chiffres, remis en perspective en 2026, racontent une chose : le dispositif préventif n’est crédible que si les réseaux tiennent, si les postes sont entretenus, si la capacité d’intervention existe réellement.
Pourquoi la conformité et la modernisation renforcent la résilience
La continuité est une promesse fragile. Il suffit d’un défaut de maintenance, d’un stock mal géré, d’un contrat flou, pour que tout se complique au pire moment. Une gouvernance rigoureuse réduit ces angles morts. Elle clarifie qui décide, comment on valide une dépense, comment on trace une intervention, comment on contrôle un prestataire. Dans les crises, ce sont ces détails qui évitent les blocages.
On retrouve ici des pratiques connues dans les grands groupes : cartographie des risques, séparation des tâches, contrôles internes, indicateurs de performance. Transposées à une régie, ces pratiques servent un objectif très concret : réduire le temps entre l’incident et la réparation, tout en gardant une gestion saine.
Étude de cas : l’effet “filet de sécurité” des investissements
Imaginez un épisode de forte chaleur, combiné à une hausse de consommation et à une tension sur certains équipements. Une infrastructure modernisée, avec des redondances et une meilleure supervision, absorbe mieux la charge. Une infrastructure vieillissante, elle, multiplie les micro-incidents. Les usagers ne voient pas toujours la différence, sauf quand la panne dure. L’investissement agit comme un filet de sécurité silencieux.
Dans le même esprit, la digitalisation des démarches demande une protection des données tout au long de leur cycle de vie. Quand un client déclare un incident, envoie une pièce, suit un dossier, il confie des informations personnelles. Une organisation moderne doit sécuriser ces flux. Ce point renforce la confiance, et sans confiance, les canaux à distance sont boudés.
Au final, ce dispositif préventif innovant tient parce qu’il aligne trois réalités : priorisation technique, accueil sécurisé, services à distance, le tout soutenu par une gouvernance et des investissements cohérents. L’insight à retenir est simple : la continuité ne se décrète pas, elle se prépare dans les détails, bien avant le prochain choc. 🔧
Ce qui inquiète vraiment les lecteurs
Est-ce que le service a été interrompu pendant la crise sanitaire ?
Non, la priorité était justement d'éviter les coupures. Les interventions urgentes ont été maintenues, seules les opérations non essentielles comme les relevés ont été suspendues.
Comment payer sa facture sans se déplacer ?
RADEEMA a renforcé les canaux à distance : paiement en ligne, par téléphone, et autres solutions sans contact. L'objectif était d'éviter les files d'attente en agence.
Ça veut dire que les techniciens ne viennent plus chez moi ?
Si, pour les urgences. Les interventions planifiées non critiques ont été reportées, mais une fuite ou une panne reste traitée rapidement.
Ce dispositif existe toujours en 2026 ?
Il fait partie des réflexes de la régie, prêt à être réactivé si un risque collectif le justifie. Les leçons de la pandémie ont été conservées.
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Benjamin Le Goff, redacteur en chef et fondateur, ancien consultant en strategie RH passe par les grands cabinets internationaux. Specialiste du tissu economique marocain et observateur attentif des transformations sociales qui touchent les cols blancs comme les ouvriers du Royaume, Benjamin publie chaque semaine une enquete, une analyse de fond ou une interview de DRH ou de dirigeant. La ligne editoriale assume sa subjectivite : rigueur factuelle, sources verifiables et zero complaisance commerciale.

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